Recherche médicale : la France et le Japon renforcent leur alliance scientifique en Asie

La coopération scientifique entre la France et le Japon franchit une nouvelle étape. L’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm) renforce sa présence internationale avec l’ouverture d’un bureau régional à Tokyo, inauguré le 2 octobre 2026. Cette implantation vise à accélérer les recherches communes sur plusieurs enjeux majeurs de santé publique.
Read more: Recherche médicale : la France et le Japon renforcent leur alliance scientifique en AsieQuatre nouveaux accords pour accélérer les découvertes médicales
À l’occasion de cette inauguration, l’Inserm a annoncé quatre partenariats avec des institutions japonaises de premier plan, dont le RIKEN, l’Université de Tokyo et l’Agence japonaise pour la recherche et le développement médicaux (AMED). Ces collaborations concernent notamment l’intelligence artificielle, les maladies infectieuses, l’immunologie et les technologies médicales.
Un accord avec l’Institut national japonais des études environnementales prévoit également de rapprocher des données scientifiques françaises et japonaises pour mieux comprendre les effets de l’environnement sur la santé des enfants. Les échanges entre chercheurs des deux pays sont déjà importants. L’Inserm recense environ 550 publications scientifiques communes chaque année, soit une progression de 27 % depuis 2023.
Tokyo devient un point d’appui pour la recherche française en Asie
Pour Didier Samuel, président-directeur général de l’Inserm, cette nouvelle représentation doit faciliter les échanges entre laboratoires et favoriser l’émergence de projets scientifiques communs. L’initiative dépasse toutefois les seules relations franco-japonaises. L’institut développe également des coopérations à Singapour, en Chine, à Taïwan et en Corée du Sud.
Avec cette implantation, la France entend renforcer sa participation aux avancées médicales internationales, notamment dans la recherche contre le cancer, le vieillissement et les maladies émergentes. L’objectif est de transformer les collaborations scientifiques en innovations utiles aux patients.