Hantavirus : la recherche française se mobilise face à l’arrivée du virus en Europe

L’apparition du virus Andes sur le territoire européen suscite une forte mobilisation du monde scientifique. Connu depuis plusieurs décennies en Amérique du Sud, cet hantavirus reste encore peu étudié malgré plusieurs épisodes épidémiques recensés en Argentine et au Chili depuis les années 1990. La situation a récemment pris une nouvelle dimension avec la détection du virus en Europe, un événement inédit qui inquiète les autorités sanitaires et les chercheurs.

Interrogé sur ce sujet, le président de l’Inserm, Didier Samuel, a confirmé que les équipes françaises de recherche avaient été rapidement mobilisées afin de mieux comprendre les risques liés à cette souche virale. Si les scientifiques disposent déjà de connaissances sur le fonctionnement du virus, notamment sa structure génétique et son mode de transmission, plusieurs zones d’ombre persistent encore.

Contrairement au Covid-19, l’hantavirus Andes n’avait jusque-là jamais circulé en Europe. Cette particularité explique l’attention particulière portée par les instituts de recherche et les autorités sanitaires françaises. Selon Didier Samuel, l’arrivée du virus sur le continent constitue un « fait nouveau » qui nécessite une coordination rapide des moyens scientifiques disponibles.

Le nombre limité de cas recensés à l’échelle mondiale explique en partie l’absence de vaccin.

Les investissements des laboratoires pharmaceutiques sont restés limités en raison d’une circulation jugée relativement faible du virus. Mais cette situation pourrait évoluer si le risque de propagation venait à augmenter en Europe.